Didier TERRASSON

Le coaching au service du projet professionnel

Dossier : Revenu garanti, une utopie à portée de main.


(Dossier réalisé par le Monde Diplomatique – disponible sur monde-diplomatique.fr)

Imaginer un revenu garanti pour tous

par Mona Chollet, mai 2013 – Le monde diplomatique

Inventer une autre vie, d’autres rapports sociaux, peut sembler hors de propos en période de crise. L’exercice n’a pourtant jamais été aussi nécessaire. En Europe, en Amérique latine, en Asie, l’idée d’un droit au revenu inconditionnel fait son chemin. (lire la suite)

Plaidoyers

Aujourd’hui, chacun est contraint, sous peine d’être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d’exercer une profession lucrative, et d’y faire preuve d’un zèle proche de l’enthousiasme. La partie adverse se contente de vivre modestement, et préfère profiter du temps ainsi gagné pour observer les autres et prendre du bon temps, mais leurs protestations ont des allures de bravade et de gasconnade. (lire la suite)

Il y a des choses que l’on désire vraiment et pour lesquelles on ne ménagera ni son temps ni sa peine. Tout être humain a besoin d’être actif, d’agir sur son environnement pour le rendre plus agréable, de se retrouver dans des réalisations concrètes (maisons, habits, nourriture, art…). Mais les activités qui nous plaisent vraiment, très souvent, ou celles qui seraient vraiment utiles, ne sont pas considérées comme un vrai travail. (lire la suite)

Le plus effrayant dans la situation actuelle, ce n’est pas le sort des sans-domicile-fixe ni la dégradation de l’état sanitaire des précaires, c’est la dégradation de la subjectivité travailliste en misérabilisme. Le vrai obstacle au revenu d’existence aujourd’hui n’est pas son coût, c’est qu’il casserait l’ambiance sinistre que les cadres politiques et sociaux et même intellectuels du pays semblent affectionner, … (lire la suite)

En Inde, l’expérience revitalise les villages

par Benjamin Fernandez, mai 2013

Dans l’Etat indien du Madhya Pradesh, un syndicat de femmes a lancé en 2011 une expérience-pilote de revenu inconditionnel. La somme versée ne suffit pas pour se passer d’emploi, mais favorise les initiatives individuelles ou collectives, et permet de mieux vivre. (lire la suite)

Financer l’allocation universelle

par Baptiste Mylondo, mai 2013

« Mais ce serait impossible à financer ! » Voilà, d’ordinaire, la première objection faite aux promoteurs d’un revenu universel déconnecté de l’emploi. La première, mais sans doute aussi la plus faible.

Si l’on se fie à son produit intérieur brut (PIB), la France est aujourd’hui le cinquième pays le plus riche du monde. En 2010, le revenu disponible (après versement des prestations sociales et prélèvement des impôts directs) s’y élevait à 1 276 euros par mois et par personne, adultes et enfants confondus. Nous disposons donc de ressources suffisantes pour garantir à chaque individu 1 276 euros si l’on décidait d’opérer un partage strictement égalitaire. C’est nettement plus que le seuil de pauvreté actuel, fixé en France à 60 % du revenu médian (1), soit 960 euros par adulte. Qui peut le plus pouvant le moins, la France a donc sans nul doute les moyens d’assurer à tous ses résidents un revenu au moins égal au seuil de pauvreté. (lire la suite)

Michel Foucault, l’Etat et les bons pauvres

par Pierre Rimbert, mai 2013

Levier du changement social ou instrument de maintien de l’ordre ? Les outils de politique économique sont souvent à double tranchant. On nationalise tantôt pour collectiviser la richesse, tantôt pour socialiser les pertes ; l’impôt rançonne ou redistribue selon qu’il cible les pauvres ou les cossus. Il en va ainsi du revenu universel : suivant les forces sociales qui le mettent en œuvre (lire « Imaginer un revenu garanti pour tous ») il soustrait les peuples aux règles du marché ou, tout au contraire, les y soumet. (lire la suite)

 

A reculons

par André Gorz, mai 2013

Proche de Jean-Paul Sartre, cofondateur, en 1964, du « Nouvel Observateur », le philosophe André Gorz (1923-2007) s’est converti progressivement à un écosocialisme dont il est devenu l’un des principaux théoriciens. En 1990, dans nos colonnes, sous le titre « Pourquoi la société salariale a besoin de nouveaux valets », il formulait une critique de l’idéologie du travail qui devait l’amener quelques années plus tard à se prononcer en faveur d’un revenu d’existence. (lire la suite)

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Bibliographie et sites Internet

Bibliographie

  • Collectif, Manifeste des chômeurs heureux, préface de Nicolas Arraitz, postface de Guillaume Paoli, Le Chien rouge, Marseille, 2006. Réédité avec une nouvelle postface de Julien Bordier par Libertalia, Paris, 2013.

Dans les archives du monde diplomatique

  • « L’aurore », par Ignacio Ramonet, janvier 2000.

Sur la Toile

  • Le blog de Jean Zin, militant de l’écologie politique et du revenu garanti.